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La toilette à travers les siècles

La toilette prisée et boudée?

En Égypte ancienne, l’hygiène et la toilette sont indissociables de la cosmétique et de la beauté, les égyptiens en ont une conscience aigüe. Sous la chaleur du climat de l’Egypte, les égyptiens considérent les ablutions comme une nécessité et un vrai plaisir. Ils se lavent le matin mais aussi avant et après chaque repas. En guise de savon on utilise de la terre argileuse. Les bains sont chauds ou froids en fonction des goûts. Les reines égyptiennes prennent  les fameux bains au lait d’ânesse, secret de beauté.

A l’Antiquité, on se baigne beaucoup, les établissements thermales sont très nombreux et particulièrement à Rome. Ces établissements ont un succès fou, ils proposent divers bains aux températures variées. Ouverts 24 heures sur 24, certains sont de somptueux monuments ou plusieurs milliers de personnes se rendent. Tout le monde n’a pas de salle de bain à domicile, on se rend donc aux thermes pour se laver. Le romain aime beaucoup l’eau, à cette époque on en consomme beaucoup, l’eau a une dimension sacrée, on se baigne pour se purifier, mais on va également aux thermes pour se rencontrer, se sociabiliser, se divertir.

Au moyen âge (VIII ème siècle), on se lave très peu, les croyances sont très fortes, l’église conseille de prendre plus soin de son âme que de son corps, et voit d’un mauvais oeil les bains tout nu, en famille, en mixité. Au début du XII ème siècle les médecins intègrent l’idée que les bains sont bénéfiques sur l’organisme et luttent contre certaines maladies selon le principe des 4 humeurs qui composent le corps humains. On se baigne donc mais pas tous les jours, une fois par semaine, au quotidien on se lave les mains et les pieds. Au milieu du XII ème siècle le bain devient une activité, un loisir. On se lave dans des cuves en bois doublées d’un tissus, 

dans de l’eau aromatisée d’herbes, de fleurs. Le savon se compose de cendre, d’huile d’olive ou d’huile animal. Certains nobles prennent de petites collations pendant le bain. A la campagne, on se lave dans les rivières. En ville se développent les étuves, bains publiques mixtes accessibles tous les jours.  Au XV ème siècle les étuves mixtes sujettent à certains débordements et mal vues de l’église sont interdites, on sépare les hommes et les femmes. L’arrivée de la peste va entrainer la fermeture définitive de ces étuves accusées de propager les germes. Au XVI ème siècle les bains privés ont à leur tour mauvaise presse avec la théorie que l’eau serait porteuse de microbes.

 L’Epoque moderne: Le  XVII siècle, se méfie de l’eau. A cette époque la propreté est d’avoir une couche de graisse sur tout le corps afin d’empêcher « les mauvaises humeurs » de pénétrer à l’intérieur de la peau et éviter la perte des forces vitales. Et oui, à cette époque on a très peur de l’eau, elle n’est pas un facteur de propreté bien au contraire, elle est porteuse de « miasmes ».  Le bain en plus d’être un rituel païen est un espace ou l’on risque d’augmenter les facteurs de risque de contamination des grandes maladies comme la peste. L’eau chaude ouvre  les pors de la peau et favorise l’entrée des microbes. Versailles a une très mauvaise réputation, c’est le règne de la crasse! Au XVII siècle, le rituel de propreté est la toilette sèche, on se frictionne le corps avec de grands linges blancs ou de linges imbibés d’une certaine acidité censée débarrasser de la transpiration, de la crasse. C’est le summum de la propreté!  En plus de cette friction du corps, on se change beaucoup dans la journée afin de supprimer la sueur, Il faut expulser, expulser c’est nettoyer l’intérieur.

 L’eau redevient donc une pratique de propreté, chaude elle permet de se détendre,  froide elle saisie les tissus. Les médecins vont  prescrire les bains pour guérir. L’eau retrouve ses lettres de noblesse, il faut ouvrir les tissus, il faut faire circuler le sang, il faut se laver pour être en bonne santé et éviter les contaminations. Apparaissent alors dans les habitations (chez les plus riches) des lieux spécifiques pour la toilette avec baignoires, bidets etc…

Nous l’aurons bien compris, la propreté et son rituel du bain à traversée une alternance entre faveur et rejet tout au long de l’histoire de l’humanité.

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